Conditions générales de vente pour couvreurs : clauses et modèles
Découvrez les clauses indispensables à inclure dans vos conditions générales de vente en tant que couvreur. Optimisez vos devis avec notre modèle détaillé.

Une entreprise de couverture peut réaliser techniquement un chantier irréprochable et pourtant rencontrer un litige pour une raison beaucoup plus simple : le devis et les conditions contractuelles n'ont pas suffisamment précisé ce qui se passerait en cas de pluie, de découverte de voliges dégradées, de travaux supplémentaires ou de retard de paiement.
Les conditions générales de vente d'un couvreur ne sont donc pas un texte administratif à recopier en petits caractères au dos d'un devis. Elles servent à définir les règles du chantier avant que les difficultés apparaissent : acompte, délai, accès au toit, approvisionnement des matériaux, météo, imprévus après dépose, réception, réserves, paiement, médiation et droit de rétractation.
Pour un artisan couvreur, l'objectif n'est pas de rédiger un contrat de trente pages. Il est plutôt de disposer de CGV compréhensibles, cohérentes avec ses devis et adaptées à la réalité de ses chantiers.
Voici les clauses à examiner, des exemples propres au métier de couvreur, une simulation de chantier et un modèle de structure de CGV à adapter à votre entreprise.
À quoi servent les CGV d'une entreprise de couverture ?
Les conditions générales de vente définissent le cadre dans lequel l'entreprise réalise ses prestations. Elles complètent le devis.
Le devis décrit généralement un chantier particulier :
- adresse des travaux ;
- prestations prévues ;
- quantités ;
- matériaux ;
- prix ;
- TVA ;
- délai ou période d'intervention ;
- modalités de règlement.
Les CGV traitent davantage des règles communes applicables aux chantiers de l'entreprise : que se passe-t-il si le client demande une prestation supplémentaire ? Si la météo empêche l'intervention ? Si la charpente cachée sous la couverture est dégradée ? Si un paiement n'arrive pas à la date prévue ?
Les deux documents doivent donc fonctionner ensemble.
Pour approfondir la partie chiffrage, consultez notre guide pour optimiser un devis toiture et préserver la rentabilité du chantier.
Les CGV sont-elles obligatoires pour un couvreur ?
La réponse dépend notamment de la nature du client.
Lorsqu'une entreprise de couverture travaille avec un consommateur particulier, les informations contractuelles requises doivent lui être communiquées avant qu'il ne s'engage. Les CGV constituent un moyen habituel de fournir et structurer ces informations.
Entre professionnels, le régime est différent : les CGV doivent notamment pouvoir être communiquées lorsqu'un client professionnel en fait la demande.
Il peut donc être pertinent pour une entreprise travaillant à la fois pour des particuliers, des syndics, des commerces et d'autres entreprises de disposer de conditions adaptées à ses différentes catégories de clients plutôt que d'utiliser indistinctement le même document.
La fiche officielle de Service-Public détaille ces différences : consulter les règles applicables aux conditions générales de vente.
CGV et devis : quelle différence pour un couvreur ?
Une confusion fréquente consiste à penser que les CGV remplacent un devis détaillé.
Ce n'est pas leur rôle.
Imaginons une réfection de couverture de 120 m². Une clause générale indiquant que « les travaux seront réalisés conformément aux règles de l'art » ne dit pas au client :
- quel modèle de tuile sera posé ;
- combien de mètres de gouttière seront remplacés ;
- si le remplacement des liteaux est compris ;
- si l'échafaudage est inclus ;
- si l'évacuation des déchets est facturée ;
- si l'isolation fait partie du marché.
Ces éléments doivent apparaître dans le devis et les documents techniques du chantier.
Les CGV vont en revanche préciser, par exemple, la procédure à suivre si l'état réel des liteaux ne peut être constaté qu'après la dépose des tuiles.
Comment rendre les CGV opposables au client ?
Des conditions parfaitement rédigées mais communiquées uniquement après le chantier ont peu d'intérêt contractuel.
Le client doit pouvoir en prendre connaissance avant de s'engager.
Dans la pratique, une entreprise de couverture peut notamment :
- joindre les CGV au devis ;
- les intégrer aux pages suivantes du document ;
- les transmettre avec le devis électronique sur un support durable ;
- prévoir une mention claire indiquant que le client reconnaît en avoir pris connaissance avant acceptation.
Une simple phrase « voir CGV sur notre site internet » mérite davantage de prudence qu'un document effectivement remis au client et archivé avec le devis accepté.
Quelles clauses prévoir dans les CGV d'un couvreur ?
Le contenu doit être adapté à l'activité réelle de l'entreprise. Pour un couvreur, certaines clauses ont néanmoins une utilité récurrente.
On peut notamment prévoir des dispositions concernant :
- l'objet et le périmètre des prestations ;
- la validité des devis ;
- la formation du contrat ;
- les prix et la TVA ;
- l'acompte et l'échéancier ;
- les conditions d'accès au chantier ;
- la préparation des lieux ;
- les délais d'exécution ;
- les intempéries ;
- les approvisionnements ;
- les travaux imprévus découverts après dépose ;
- les travaux supplémentaires demandés par le client ;
- la sous-traitance éventuelle ;
- la réception du chantier ;
- les réserves ;
- les garanties ;
- les modalités de paiement ;
- les litiges et la médiation de la consommation ;
- le droit de rétractation lorsqu'il est applicable.
Clause n°1 : définir précisément ce qui est compris dans le prix
Une bonne CGV ne doit pas tenter de remplacer la description du devis, mais elle peut rappeler que seules les prestations expressément décrites dans celui-ci sont comprises dans le marché.
Exemple de formulation à adapter :
« Les travaux compris dans le prix sont exclusivement ceux décrits dans le devis accepté. Toute prestation non mentionnée, modification demandée par le client ou intervention rendue nécessaire par la découverte d'un élément non visible lors de l'établissement du devis fera, lorsque cela est nécessaire, l'objet d'une proposition complémentaire. »
Cette clause devient particulièrement utile sur une toiture ancienne dont une partie de la structure est invisible avant dépose.
Clause n°2 : prévoir une durée de validité du devis
Un prix de couverture dépend de matériaux dont les tarifs peuvent évoluer : tuiles, ardoises, zinc, bois, isolants, membranes ou échafaudage.
Le couvreur a donc intérêt à préciser combien de temps son offre reste valable.
Exemple :
« Le présent devis est valable 30 jours à compter de sa date d'émission. Passé ce délai, l'entreprise se réserve la possibilité de maintenir l'offre ou de proposer un devis actualisé avant toute acceptation. »
Cette formulation évite qu'un client tente d'accepter neuf mois plus tard un prix calculé avec d'anciens tarifs fournisseurs.
Sur les chantiers dont le démarrage est éloigné, les CGV peuvent aussi être complétées par un mécanisme précis de variation des prix. Découvrez comment anticiper une hausse des matériaux et encadrer la modification du prix d'un devis.
Clause n°3 : acompte ou arrhes, ne pas laisser le terme ambigu
Lorsqu'une somme est demandée à la signature, il est important de préciser sa nature.
Acompte et arrhes n'ont pas exactement les mêmes conséquences juridiques. Le devis et les CGV doivent donc utiliser une terminologie cohérente.
Pour un chantier de couverture, l'acompte permet souvent de financer une partie des commandes de matériaux et de confirmer l'engagement des parties.
Exemple :
« Un acompte de 30 % du montant TTC du devis est demandé selon les modalités indiquées au devis. Le solde est réglé conformément à l'échéancier convenu entre les parties. »
Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide sur la manière de demander un acompte sur un chantier de toiture.
Simulation : acompte et paiements sur un chantier de 24 000 € TTC
Prenons un chantier dont le montant total est de 24 000 € TTC.
| Étape | Pourcentage simulé | Montant |
|---|---|---|
| Acompte à la commande | 30 % | 7 200 € |
| Paiement intermédiaire après dépose et approvisionnement | 40 % | 9 600 € |
| Solde suivant conditions contractuelles et fin des travaux | 30 % | 7 200 € |
| Total | 100 % | 24 000 € |
Il ne s'agit pas d'un échéancier obligatoire. L'intérêt de la simulation est de montrer qu'une clause telle que « règlement selon avancement » est beaucoup moins précise qu'un calendrier défini dès le devis.
Clause n°4 : encadrer le début et le délai des travaux
Un couvreur doit éviter de promettre une date qu'il ne maîtrise pas complètement.
Entre l'acceptation du devis et l'intervention peuvent notamment intervenir :
- commande des matériaux ;
- disponibilité de l'échafaudage ;
- obtention d'une autorisation administrative ;
- coordination avec un autre corps de métier ;
- conditions météorologiques ;
- découverte d'une difficulté imprévisible.
La clause doit rester précise et compréhensible. Elle ne doit pas permettre à l'entreprise de reporter indéfiniment le chantier sans justification.
Exemple :
« La période prévisionnelle d'intervention est indiquée au devis. Le calendrier pourra être adapté lorsque l'exécution est rendue impossible ou dangereuse par les conditions météorologiques, un événement extérieur à l'entreprise, un retard d'approvisionnement non imputable à celle-ci ou des travaux supplémentaires acceptés par le client. Le client sera informé dans les meilleurs délais d'une modification significative du planning. »
Peut-on prévoir une clause météo dans les CGV d'un couvreur ?
Oui, mais elle doit rester raisonnable.
Une toiture ne peut pas toujours être déposée lorsqu'un épisode pluvieux important est prévu. De même, le vent peut rendre dangereux le travail en hauteur ou l'utilisation de certains équipements.
La météo constitue donc une contrainte réelle du métier.
Une clause du type « tout retard météo dégage entièrement l'entreprise de toute responsabilité » serait néanmoins trop générale.
Il est préférable de décrire les conséquences pratiques : suspension lorsque les conditions empêchent une exécution correcte ou sûre, information du client et reprise dès que les conditions le permettent.
Cas utilisateur : le client réclame une pénalité après quatre jours de pluie
Une entreprise commence la réfection d'une toiture un lundi. Le chantier est mis hors d'eau provisoirement le soir. À partir du mardi, une succession d'orages rend impossible la poursuite de certaines opérations pendant quatre jours.
Le client estime que le couvreur est « en retard » et demande une réduction de 500 €.
Si le devis annonçait simplement « durée du chantier : huit jours » sans préciser comment seraient traitées les intempéries, la discussion devient plus difficile.
Une clause météo claire permet au contraire de rappeler que la durée indiquée correspond à des conditions normales d'exécution et que les périodes durant lesquelles le travail est impossible ou dangereux peuvent modifier le calendrier.
Clause n°5 : prévoir l'accès et la préparation du chantier
Certains retards ne sont pas liés au couvreur mais à l'impossibilité d'accéder normalement au bâtiment.
Les CGV peuvent préciser les conditions que le client doit respecter :
- libérer les accès convenus ;
- permettre l'installation de l'échafaudage ;
- déplacer les véhicules ;
- signaler la présence de réseaux ou équipements particuliers ;
- permettre l'accès aux combles lorsque celui-ci est nécessaire ;
- maintenir les animaux éloignés de la zone de chantier ;
- informer l'entreprise de contraintes connues susceptibles d'affecter l'intervention.
Il ne s'agit pas de transférer au client les obligations de sécurité de l'entreprise, mais d'organiser matériellement le chantier.
Clause n°6 : que faire des dégâts invisibles avant la dépose ?
C'est probablement l'une des clauses les plus utiles pour une entreprise de couverture.
Avant de retirer les tuiles, il est parfois impossible de connaître précisément l'état de :
- certains liteaux ;
- voliges ;
- chevrons ;
- isolants ;
- éléments de charpente ;
- supports de zinguerie ;
- matériaux cachés derrière un habillage.
Le devis doit indiquer les contrôles effectués et les hypothèses retenues. Les CGV peuvent ensuite préciser la procédure applicable si la réalité découverte est différente.
Exemple :
« Lorsque l'état d'éléments non visibles ne peut être déterminé avant dépose, le prix initial ne comprend pas leur remplacement sauf mention expresse au devis. Si leur état nécessite des travaux supplémentaires pour permettre une exécution conforme, l'entreprise informe le client et lui transmet un chiffrage complémentaire avant réalisation, sauf mesure urgente nécessaire à la sauvegarde de l'ouvrage ou à la sécurité. »
Cas utilisateur : 35 mètres de voliges pourries découverts après dépose
Un couvreur chiffre la rénovation d'une toiture en tuiles. Depuis les combles, le voligeage paraît globalement correct, mais plusieurs zones sont inaccessibles.
Après dépose, environ 35 m² de voliges présentent une dégradation importante.
Le client répond :
« Vous êtes couvreur, vous auriez dû le prévoir. Je ne paierai pas de supplément. »
Le problème ne se résout pas par une clause magique. Le couvreur doit pouvoir démontrer ce qu'il était raisonnablement possible d'observer avant le chantier et ce que prévoyait réellement le devis.
Une procédure contractuelle claire permet néanmoins de montrer que les éléments cachés identifiés après dépose ne sont pas automatiquement inclus dans un forfait qui ne les mentionnait pas.
Clause n°7 : comment gérer les travaux supplémentaires demandés par le client ?
Un chantier évolue parfois parce que le propriétaire change lui-même d'avis.
Exemple : après avoir vu la toiture ouverte, le client demande :
« Puisque vous êtes là, remplacez aussi les deux fenêtres de toit et refaites la gouttière côté jardin. »
Le couvreur ne devrait pas se contenter d'un accord oral puis ajouter 3 000 € à la facture finale.
Les CGV peuvent prévoir que toute modification significative du périmètre fait l'objet d'un devis complémentaire ou d'un avenant accepté avant exécution.
Notre article consacré aux travaux supplémentaires en toiture détaille cette procédure.
Exemple de message de validation
« Madame, Monsieur, à la suite de notre échange sur le chantier du 14 août, vous nous avez demandé le remplacement supplémentaire de la gouttière côté jardin. Cette prestation n'est pas comprise dans le devis initial. Son montant est de 1 480 € TTC selon l'avenant joint. Les travaux seront réalisés après réception de votre accord écrit. »
Clause n°8 : que prévoir pour les matériaux et les changements de référence ?
Le devis doit identifier les matériaux de manière suffisamment précise. Les CGV peuvent prévoir le cas particulier où une référence devient indisponible entre la commande et le chantier.
Il faut éviter une clause donnant à l'entreprise le droit de remplacer librement n'importe quel produit par « un produit équivalent » sans informer le client.
Une formulation plus équilibrée consiste à prévoir qu'en cas d'indisponibilité indépendante de l'entreprise, celle-ci proposera une solution de caractéristiques comparables et demandera l'accord du client lorsqu'une modification significative intervient.
Clause n°9 : le client peut-il fournir lui-même les matériaux ?
Certaines entreprises acceptent de poser des matériaux achetés directement par le propriétaire.
Si c'est votre cas, les CGV peuvent préciser :
- que le client est responsable de la commande et de la disponibilité des fournitures qu'il achète ;
- que l'entreprise doit pouvoir refuser la pose d'un produit manifestement inadapté ou incompatible ;
- que les retards liés à l'absence de matériaux fournis par le client peuvent modifier le calendrier ;
- que la garantie de l'entreprise porte sur sa prestation dans les limites prévues par la loi et le contrat.
Cette situation mérite d'être identifiée dès le devis, pas la veille de l'intervention.
Clause n°10 : peut-on prévoir le recours à un sous-traitant ?
Une entreprise de couverture peut avoir besoin de confier certaines prestations à une autre entreprise : zinguerie particulière, charpente, étanchéité ou renfort ponctuel d'équipe.
La sous-traitance possède son propre cadre juridique et fiscal. Une simple clause dans les CGV ne dispense pas l'entreprise principale de respecter les obligations applicables.
Pour approfondir ce sujet, consultez notre article sur la sous-traitance en couverture, l'autoliquidation de TVA et les responsabilités.
Clause n°11 : comment prévoir la réception du chantier ?
La réception des travaux est une étape importante du chantier parce qu'elle permet au client d'accepter l'ouvrage, avec ou sans réserves.
Les CGV peuvent prévoir l'organisation pratique de cette étape : information du client, visite contradictoire et établissement d'un procès-verbal.
Elles ne doivent cependant pas tenter de supprimer par avance les droits du client concernant les défauts ou garanties applicables.
Exemple :
« À l'achèvement des travaux, les parties organisent une réception du chantier. Les éventuelles réserves sont précisées contradictoirement et par écrit afin d'identifier les reprises à effectuer. »
Notre modèle détaillé est disponible dans l'article réception de chantier toiture : modèle de PV et bonnes pratiques.
Que faire lorsqu'il reste seulement quelques réserves ?
Une réserve sur une petite finition ne signifie pas nécessairement que l'intégralité des travaux réalisés est inexistante ou inutilisable.
Inversement, le couvreur ne peut pas simplement ignorer une réserve justifiée sous prétexte que la majorité du chantier est terminée.
Les documents contractuels doivent prévoir une procédure claire :
- description de la réserve ;
- localisation ;
- engagement de reprise lorsqu'elle est justifiée ;
- délai indicatif de levée ;
- formalisation une fois la correction réalisée.
Si un désaccord financier apparaît, notre guide sur la gestion des litiges de paiement en toiture présente les principales situations à distinguer.
Clause n°12 : comment encadrer les conditions de paiement ?
Les CGV doivent être cohérentes avec le devis et les factures, dont le format évoluera avec l’entrée en vigueur de la facturation électronique obligatoire pour les artisans du bâtiment.
Une entreprise peut prévoir plusieurs étapes selon la taille du chantier :
- acompte ;
- facturation d'avancement ;
- solde ;
- conditions spécifiques liées à certains approvisionnements.
Les dates ou événements déclenchant les paiements doivent être compréhensibles.
Évitez des formulations ambiguës comme :
« Paiement selon avancement à la demande de l'entreprise. »
Une rédaction plus précise réduit les contestations.
Cas utilisateur : le client bloque 8 000 € pour une petite réserve
Un chantier de 32 000 € se termine. Le client constate qu'un coude de descente d'eaux pluviales présente une rayure et demande son remplacement.
L'entreprise accepte la réserve et commande la pièce.
Le client décide néanmoins de conserver les 8 000 € restant à payer jusqu'au remplacement du coude.
Ce type de situation montre l'intérêt de prévoir clairement la réception, le traitement des réserves et les modalités de paiement plutôt que de découvrir les règles lorsque la relation est déjà tendue.
Retenue de garantie : faut-il la prévoir dans les CGV ?
La retenue de garantie répond à un cadre spécifique et ne doit pas être confondue avec un client qui décide unilatéralement de conserver n'importe quelle somme.
Si cette question peut concerner vos marchés, il est préférable de la traiter précisément dans les documents contractuels plutôt que par une phrase générale.
Consultez notre guide consacré à la retenue de garantie sur un chantier de toiture.
Que prévoir en cas d'interruption ou d'abandon du chantier ?
Les CGV peuvent définir la manière dont les parties communiquent lorsqu'un événement empêche la poursuite normale des travaux : défaut d'accès, non-paiement d'une échéance, demande du client, danger découvert sur l'ouvrage ou événement extérieur.
L'objectif n'est pas de donner au couvreur un droit général d'abandonner le chantier, mais de prévoir une procédure : information, justification, conséquences sur le planning et conditions de reprise.
En cas de situation déjà conflictuelle, notre article gérer un abandon de chantier en toiture : droits et solutions détaille les preuves et précautions utiles.
Les CGV peuvent-elles exclure la garantie décennale ?
Non. Des CGV ne permettent pas à un couvreur de supprimer les responsabilités et garanties légales qui lui sont applicables.
Une phrase du type :
« Aucune garantie ne pourra être demandée après la réception des travaux. »
n'est évidemment pas une solution valable pour échapper aux obligations légales.
Les CGV peuvent expliquer le fonctionnement contractuel du chantier, mais elles ne permettent pas d'écarter arbitrairement les dispositions impératives protégeant le client.
Pour approfondir ce sujet, consultez notre article sur la garantie décennale applicable aux travaux de toiture.
Droit de rétractation : attention aux devis signés chez le client
C'est un point particulièrement important pour les couvreurs.
Un artisan se rend chez un particulier, inspecte la toiture puis revient quelques jours plus tard avec son devis. Le propriétaire signe le document directement à son domicile.
Lorsque la situation relève juridiquement d'un contrat conclu hors établissement, le Code de la consommation prévoit notamment un droit de rétractation de 14 jours.
Le client doit recevoir les informations concernant ce droit et, lorsque celui-ci existe, le formulaire prévu à cet effet.
Les règles peuvent différer selon la manière exacte dont le contrat a été conclu. Une signature dans les locaux de l'entreprise n'est pas traitée de la même manière qu'une conclusion à distance ou hors établissement.
Service-Public détaille les obligations correspondantes : consulter les règles relatives aux contrats conclus hors établissement.
Le couvreur peut-il commencer avant la fin des 14 jours ?
Ce point demande une attention particulière.
Lorsqu'un consommateur souhaite que la prestation commence avant la fin du délai de rétractation dans une situation où ce droit existe, le professionnel doit respecter les formalités correspondantes, notamment recueillir la demande expresse du consommateur sur un support durable dans les situations prévues.
Il ne faut donc pas se contenter d'une clause générale indiquant :
« Le client renonce automatiquement à son droit de rétractation dès la signature du devis. »
Une telle renonciation automatique ne constitue pas une manière correcte de traiter la question.
Urgence toiture : le droit de rétractation fonctionne-t-il de la même manière ?
Il existe une exception particulière pour certains travaux d'entretien ou de réparation urgents expressément demandés par le consommateur à son domicile.
L'exception est limitée aux pièces et travaux strictement nécessaires pour répondre à l'urgence.
Exemple : après une tempête, plusieurs tuiles ont disparu et de l'eau entre directement dans une chambre. Le propriétaire appelle un couvreur pour mettre rapidement la toiture en sécurité.
La situation est différente d'un commercial qui profite de l'intervention pour faire signer immédiatement la rénovation complète de la toiture.
La DGCCRF rappelle précisément cette distinction dans sa documentation sur les dépannages à domicile : consulter les règles applicables aux réparations urgentes à domicile.
Cas utilisateur : le client veut démarrer trois jours après la signature
Une entreprise fait signer à domicile un devis de 18 000 € pour une rénovation non urgente. Le client téléphone trois jours plus tard :
« Vous pouvez commencer lundi ? J'ai posé mes congés et cela m'arrange. »
Le couvreur ne doit pas uniquement regarder son planning. Il doit aussi vérifier les règles applicables à la façon dont le contrat a été conclu et formaliser correctement une éventuelle demande de commencement anticipé.
Ce type de situation justifie d'intégrer le droit de rétractation dans les procédures commerciales de l'entreprise, et pas seulement dans un paragraphe caché en fin de CGV.
Attention aux paiements lors d'un contrat conclu hors établissement
Les contrats conclus hors établissement font également l'objet de règles particulières concernant la perception d'un paiement pendant les premiers jours suivant la conclusion.
Une entreprise qui fait signer régulièrement ses devis au domicile des particuliers ne devrait donc pas configurer automatiquement son processus comme :
« Signature électronique → paiement immédiat de 30 % → commande fournisseur »
sans vérifier le régime juridique applicable.
Le contexte de conclusion du contrat doit faire partie du paramétrage commercial de l'entreprise.
Médiateur de la consommation : une obligation à ne pas oublier
Une entreprise de couverture travaillant avec des consommateurs doit avoir identifié un médiateur de la consommation compétent avant qu'un litige ne survienne.
Le professionnel doit communiquer au consommateur les coordonnées du médiateur dont il relève.
Les informations comprennent notamment :
- le nom du médiateur ;
- son adresse ;
- son site internet.
Il ne suffit donc pas d'écrire dans les CGV :
« En cas de litige, le client pourra faire appel à un médiateur. »
Il faut avoir effectivement adhéré ou être rattaché à un dispositif compétent et indiquer ses coordonnées réelles.
La procédure est expliquée par Service-Public : consulter les obligations relatives à la médiation de la consommation.
Peut-on obliger le client à passer par le médiateur avant le tribunal ?
Non. La médiation est un dispositif amiable proposé au consommateur.
Une clause imposant au consommateur de passer obligatoirement par une médiation avant toute saisine du juge est interdite.
Les CGV doivent donc présenter le médiateur comme une voie de résolution amiable mise à disposition du consommateur, et non comme un obstacle obligatoire à l'accès au juge.
Lorsque l'entreprise travaille avec des particuliers, les CGV doivent également prévoir les informations liées au règlement amiable des litiges. Pour approfondir ce point, consultez notre guide sur le médiateur de la consommation pour couvreur, ses obligations et la gestion d'un litige client.
Exemple de clause de médiation
La clause doit être complétée avec les informations du médiateur auquel l'entreprise est réellement rattachée.
« En cas de litige, le consommateur est invité à adresser préalablement une réclamation écrite à l'entreprise. S'il n'obtient pas de solution satisfaisante, il peut recourir gratuitement au médiateur de la consommation dont relève l'entreprise : [nom du médiateur], [adresse], [site internet]. »
N'inventez surtout pas le nom d'un médiateur dans un modèle de CGV. L'entreprise doit choisir un médiateur habilité et renseigner les coordonnées correspondant à son propre dispositif.
Peut-on choisir librement le tribunal compétent dans les CGV ?
Les clauses de règlement des litiges doivent être adaptées à la nature du client.
Une clause conçue pour des relations commerciales entre deux entreprises ne doit pas être recopiée sans vérification dans des CGV destinées aux consommateurs.
C'est l'une des raisons pour lesquelles une entreprise travaillant à la fois en B2B et en B2C peut avoir intérêt à distinguer ses documents contractuels.
Conditions générales de vente : exemple de structure pour un couvreur
Le modèle suivant constitue une trame pédagogique à personnaliser. Il ne peut pas tenir compte de la forme juridique, de la clientèle, des méthodes commerciales, des assurances et de toutes les prestations de chaque entreprise. Pour des CGV destinées à être utilisées contractuellement, une validation juridique adaptée à l'entreprise reste recommandée.
Article 1 – Objet
« Les présentes conditions générales encadrent les prestations de couverture, zinguerie et travaux associés réalisées par l'entreprise, dans les limites des prestations décrites au devis accepté. »
Article 2 – Devis et formation du contrat
« Les prestations sont définies dans le devis remis au client. Le contrat est formé selon les modalités d'acceptation précisées au devis, sous réserve des règles particulières applicables notamment aux contrats conclus à distance ou hors établissement. La durée de validité de l'offre est indiquée au devis. »
Article 3 – Prix
« Les prix correspondent aux prestations et quantités prévues au devis. Les travaux non prévus, modifications demandées par le client ou prestations rendues nécessaires par la découverte d'éléments non visibles lors du diagnostic initial ne sont pas compris sauf mention contraire. »
Article 4 – Travaux supplémentaires
« Les prestations supplémentaires font l'objet d'un devis complémentaire ou d'un avenant accepté avant réalisation, sauf intervention urgente nécessaire à la sécurité des personnes ou à la sauvegarde immédiate de l'ouvrage dans les conditions prévues par la réglementation et le contrat. »
Article 5 – Éléments cachés
« Lorsque l'état de la charpente, des supports, voliges, liteaux, isolants ou autres éléments ne peut être contrôlé avant dépose, leur éventuel remplacement n'est inclus que s'il est expressément indiqué au devis. Toute découverte nécessitant une intervention complémentaire est signalée au client et fait l'objet d'un chiffrage lorsque cela est possible avant exécution. »
Article 6 – Planning et intempéries
« Les dates et durées annoncées sont établies en fonction des informations disponibles lors de la préparation du chantier. Elles peuvent être adaptées lorsque des conditions météorologiques rendent les travaux impossibles ou dangereux, lorsqu'un événement extérieur empêche l'exécution normale des prestations ou lorsque des travaux supplémentaires sont acceptés. »
Article 7 – Accès au chantier
« Le client s'engage à permettre l'accès aux zones nécessaires à l'exécution des travaux et à informer l'entreprise des contraintes connues susceptibles d'affecter l'intervention. Les obligations relatives à la sécurité du chantier demeurent celles de chaque intervenant conformément aux règles applicables. »
Article 8 – Paiement
« Le montant de l'acompte, les situations intermédiaires éventuelles et les conditions de règlement du solde sont précisés au devis. Les paiements sont effectués selon les échéances indiquées dans les documents contractuels, sous réserve des dispositions impératives applicables au mode de conclusion du contrat. »
Article 9 – Réception
« À l'achèvement des prestations, les parties organisent la réception des travaux. Les éventuelles réserves sont mentionnées par écrit afin de définir les reprises restant à effectuer. »
Article 10 – Rétractation
« Lorsque le contrat est soumis à un droit de rétractation, le client bénéficie du délai et des modalités prévus par la réglementation. Les informations et le formulaire requis lui sont remis. Toute demande de commencement d'exécution avant l'expiration de ce délai est traitée conformément aux dispositions légales applicables. »
Article 11 – Médiation
« Après réclamation écrite préalable auprès de l'entreprise, le consommateur peut recourir gratuitement au médiateur de la consommation compétent : [coordonnées réelles du médiateur choisi par l'entreprise]. »
Article 12 – Garanties et responsabilités
« L'entreprise demeure tenue des garanties et responsabilités légales applicables à ses travaux. Les documents contractuels ne peuvent avoir pour effet d'exclure les dispositions impératives prévues par la loi. »
Exemple chiffré : ce qu'une bonne clause sur les imprévus peut éviter
Prenons un devis initial de rénovation de toiture :
| Poste initial | Montant HT |
|---|---|
| Échafaudage et protections | 2 200 € |
| Dépose de la couverture | 2 400 € |
| Couverture neuve | 9 600 € |
| Zinguerie | 3 000 € |
| Main-d'œuvre et finitions complémentaires | 2 800 € |
| Total initial | 20 000 € HT |
Après dépose, une zone non accessible lors du diagnostic révèle des supports dégradés.
| Travaux complémentaires | Montant HT |
|---|---|
| Dépose des éléments dégradés | 600 € |
| Fourniture du nouveau support | 1 450 € |
| Pose et ajustements | 1 250 € |
| Avenant | 3 300 € HT |
Le nouveau montant est donc de 23 300 € HT.
La clause ne permet pas à l'entreprise de facturer automatiquement 3 300 €. Sa valeur est ailleurs : le client savait dès la signature que les éléments impossibles à inspecter n'étaient pas compris dans le prix initial et qu'une procédure de devis complémentaire serait utilisée en cas de découverte.
C'est cette anticipation qui réduit le risque de conflit.
Les clauses à éviter dans des CGV de couvreur
Les conditions générales ne doivent pas être conçues comme une liste de phrases destinées à protéger uniquement l'entreprise contre tout événement imaginable.
Méfiez-vous notamment des formulations excessives du type :
- « Aucun retard ne pourra être reproché à l'entreprise quelle qu'en soit la cause. »
- « Toute somme versée reste définitivement acquise à l'entreprise. »
- « Le client renonce à tout recours après paiement. »
- « Aucune garantie n'est applicable après réception. »
- « L'entreprise peut modifier librement les matériaux prévus. »
- « Toute contestation devra obligatoirement être soumise à notre médiateur avant saisine du tribunal. »
Une CGV utile doit équilibrer les responsabilités et décrire des procédures réalistes. Une clause déséquilibrée ou incompatible avec une disposition impérative ne devient pas valable simplement parce que le client a signé le devis.
Faut-il faire rédiger ses CGV par un avocat ?
Il n'est pas nécessaire de demander à un avocat de rédiger chaque devis.
En revanche, faire vérifier une fois les CGV utilisées quotidiennement peut avoir du sens, surtout lorsque l'entreprise :
- réalise des chantiers importants ;
- travaille à la fois avec particuliers et professionnels ;
- fait signer des contrats à domicile ;
- encaisse des acomptes importants ;
- recourt régulièrement à la sous-traitance ;
- propose des travaux de rénovation énergétique ;
- connaît régulièrement des travaux supplémentaires ;
- utilise des conditions particulières de paiement.
Le coût d'une validation ponctuelle doit être comparé au coût potentiel d'un seul litige sur un chantier de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Cas utilisateur : des CGV copiées sur Internet créent un problème
Un jeune couvreur récupère gratuitement les CGV d'une entreprise de plomberie trouvées sur Internet. Il remplace simplement « plomberie » par « couverture ».
Quelques mois plus tard, un client conteste un devis signé chez lui. L'artisan découvre que :
- la clause de rétractation n'est pas adaptée ;
- le médiateur indiqué appartient à un organisme avec lequel son entreprise n'a aucun contrat ;
- une clause concerne la garantie de pièces détachées sans aucun rapport avec son activité ;
- rien n'est prévu pour les supports cachés après dépose ;
- rien n'est prévu pour les intempéries.
Il avait donc juridiquement beaucoup de texte, mais très peu de clauses réellement utiles à son entreprise.
Une bonne CGV est d'abord une CGV adaptée au fonctionnement réel du couvreur.
Comment articuler devis, CGV, avenant et PV de réception ?
Ces quatre documents correspondent à quatre moments différents du chantier.
| Document | Fonction principale |
|---|---|
| Devis | Décrire et chiffrer les travaux prévus |
| CGV | Définir les règles générales de la relation contractuelle |
| Avenant | Formaliser une modification ou un travail supplémentaire accepté |
| PV de réception | Formaliser l'acceptation des travaux avec ou sans réserves |
Le véritable intérêt vient de leur cohérence.
Par exemple :
Le devis précise que les voliges ne sont pas remplacées.
Les CGV précisent comment sont traitées les découvertes non visibles.
Après dépose, un avenant chiffre les voliges réellement dégradées.
À la fin du chantier, le PV confirme que les travaux sont réceptionnés.
Le dossier raconte alors clairement l'histoire du chantier.
Quels documents conserver avec les CGV ?
Pour pouvoir reconstituer le dossier en cas de désaccord, l'entreprise a intérêt à conserver ensemble :
- le devis transmis ;
- les CGV applicables au moment de la signature ;
- le devis accepté ;
- les preuves de remise des informations précontractuelles lorsque nécessaires ;
- les éventuels formulaires relatifs à la rétractation ;
- les photos avant chantier ;
- les avenants ;
- les échanges importants avec le client ;
- les situations et factures ;
- le PV de réception ;
- les documents de levée de réserves.
Cette traçabilité est particulièrement importante lorsque le chantier évolue entre le diagnostic initial et la facture finale.
Questions fréquentes sur les CGV des couvreurs
Un couvreur doit-il avoir des CGV ?
Lorsqu'il travaille avec des particuliers, le professionnel doit fournir avant la conclusion du contrat les informations précontractuelles requises, que des CGV permettent notamment de structurer. Dans les relations entre professionnels, les règles de communication diffèrent. Les documents doivent donc être adaptés aux clients de l'entreprise.
Les CGV peuvent-elles être au dos du devis ?
Oui, à condition notamment que le client puisse réellement en prendre connaissance avant de s'engager et qu'elles soient lisibles. Elles peuvent également être jointes au devis électronique ou remises sur un autre support durable.
Une signature du devis signifie-t-elle automatiquement que les CGV sont acceptées ?
Il est préférable que le processus permette de démontrer que les CGV ont effectivement été remises au client avant son engagement et que le devis fasse clairement référence aux conditions applicables.
Comment prévoir les travaux cachés dans les CGV ?
Les CGV peuvent préciser que les éléments impossibles à inspecter avant dépose ne sont pas compris dans leur remplacement sauf mention au devis, et définir la procédure d'information et de chiffrage en cas de découverte.
Peut-on augmenter le prix sans demander l'accord du client ?
Le fait qu'une clause prévoie l'existence possible d'imprévus ne donne pas un droit général de modifier unilatéralement le prix. Les travaux supplémentaires doivent être documentés et faire l'objet d'un accord lorsqu'il est requis, hors situations urgentes particulières.
Peut-on prévoir les retards dus à la pluie ?
Oui. Une clause peut prévoir que le calendrier est adapté lorsque des conditions météorologiques rendent l'intervention impossible ou dangereuse. Elle doit rester raisonnable et ne pas permettre à l'entreprise de justifier arbitrairement n'importe quel retard.
Le client peut-il se rétracter après avoir signé un devis chez lui ?
Lorsqu'un contrat est juridiquement conclu hors établissement avec un consommateur, un droit de rétractation de 14 jours est en principe prévu. Les modalités exactes dépendent du mode de conclusion et des éventuelles exceptions légales.
Peut-on commencer les travaux avant la fin du délai de rétractation ?
Dans certaines situations, le consommateur peut demander expressément le commencement de la prestation avant l'expiration du délai. Le professionnel doit respecter les formalités prévues et ne doit pas considérer qu'une simple signature implique automatiquement une renonciation au droit de rétractation.
Une fuite urgente permet-elle d'intervenir immédiatement ?
Les travaux d'entretien ou de réparation urgents expressément demandés au domicile du consommateur font l'objet d'une exception particulière, limitée aux travaux et pièces strictement nécessaires pour répondre à l'urgence. Une rénovation complète proposée à cette occasion ne bénéficie pas automatiquement de la même exception.
Le couvreur doit-il avoir un médiateur de la consommation ?
Lorsqu'il travaille avec des consommateurs, le professionnel doit avoir choisi un médiateur compétent et communiquer ses coordonnées au client conformément aux règles applicables.
Peut-on écrire dans les CGV que le client renonce à la garantie décennale ?
Non. Les CGV ne permettent pas d'écarter les responsabilités légales impératives applicables aux travaux de construction.
Les CGV peuvent-elles prévoir un acompte de 30 % ?
Un acompte peut être prévu contractuellement, mais les modalités d'encaissement doivent également tenir compte du mode de conclusion du contrat. Les contrats conclus hors établissement sont notamment soumis à des règles particulières concernant les premiers jours suivant la conclusion.
Faut-il des CGV différentes pour les particuliers et les professionnels ?
Ce n'est pas nécessairement obligatoire de disposer matériellement de deux fichiers distincts, mais les règles applicables aux relations B2C et B2B sont différentes. Séparer clairement les clauses destinées à chaque catégorie de clients réduit les risques de confusion.
Checklist des CGV avant d'envoyer un devis toiture
- Vérifier l'identité et les coordonnées de l'entreprise.
- Identifier la catégorie de client : particulier ou professionnel.
- Vérifier la durée de validité du devis.
- Préciser clairement acompte, échéancier et solde.
- Prévoir le traitement des intempéries.
- Décrire la procédure concernant les éléments cachés.
- Prévoir les travaux supplémentaires et avenants.
- Organiser l'accès au chantier.
- Prévoir la réception et les réserves.
- Vérifier les clauses relatives aux garanties.
- Intégrer les règles de rétractation lorsqu'elles sont applicables.
- Joindre le formulaire requis lorsque nécessaire.
- Renseigner le véritable médiateur de la consommation de l'entreprise.
- Vérifier les modalités de règlement des litiges.
- Archiver la version des CGV remise avec le devis.
Comment CouvrAppy aide à structurer devis, avenants et facturation ?
Le meilleur modèle de CGV ne sert pas à grand-chose si les informations du chantier restent dispersées entre un devis PDF, des SMS, des photos sur le téléphone et une facture reconstruite plusieurs semaines plus tard.
Une entreprise de couverture doit pouvoir suivre une logique simple :
demande client → diagnostic → devis → acceptation → acompte → chantier → travaux supplémentaires → réception → facture.
Avec CouvrAppy, le couvreur peut structurer ses devis, conserver les informations utiles au dossier client, suivre les modifications du chantier et transformer plus facilement les prestations réalisées en facturation.
Cette continuité est particulièrement intéressante lorsque le chantier comporte des imprévus : la découverte est documentée, le nouveau poste est chiffré et le client peut comprendre pourquoi le montant final diffère éventuellement du devis de départ.
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À retenir : de bonnes CGV préviennent les litiges avant le premier coup de marteau
Les CGV d'un couvreur ne doivent pas être considérées comme une formalité administrative ajoutée au dernier moment.
Elles permettent surtout de répondre avant le chantier aux questions qui deviennent conflictuelles lorsqu'elles n'ont jamais été abordées : que comprend le prix ? Que se passe-t-il après trois jours de pluie ? Qui paie les voliges découvertes pourries après dépose ? Comment faire accepter une prestation supplémentaire ? Quand intervient le paiement ? Comment organiser la réception ? Quel médiateur peut être saisi ? Le client dispose-t-il d'un droit de rétractation ?
Le devis décrit le chantier. Les CGV définissent les règles. Les avenants enregistrent les changements. Le procès-verbal clôture les travaux.
Lorsque ces documents sont cohérents entre eux, ils protègent mieux l'entreprise mais rendent aussi la relation beaucoup plus claire pour le client.
Enfin, un modèle trouvé sur Internet doit rester une base de réflexion et non un document à copier aveuglément. Les CGV doivent correspondre à l'activité réelle de l'entreprise, à sa clientèle, à ses méthodes de vente et à ses pratiques de chantier.
