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EPI du couvreur : équipements obligatoires et vérifications

Découvrez les équipements de protection individuelle (EPI) essentiels pour les couvreurs, comment les choisir et les vérifier pour garantir la sécurité sur le chantier.

Équipements de protection individuelle pour couvreurs

Casque, chaussures, gants, lunettes, harnais, longe, protection auditive : le couvreur utilise de nombreux équipements de protection individuelle. Mais tous ne répondent pas au même risque et, surtout, le port d’un EPI ne remplace jamais une organisation correcte du chantier.

Sur une toiture, la première question n’est donc pas « quel harnais acheter ? », mais « quel risque doit-on supprimer ou réduire, et quelle protection est la plus adaptée ? »

Les EPI du couvreur interviennent lorsque le risque ne peut pas être suffisamment maîtrisé par les protections collectives et l’organisation du travail. Ils doivent être adaptés à la tâche, correctement utilisés, entretenus et, pour certains équipements, vérifiés périodiquement.

Quels EPI un couvreur utilise-t-il sur un chantier ?

Il n’existe pas une liste unique valable pour toutes les interventions. Les équipements dépendent des risques réellement rencontrés.

Un couvreur peut notamment utiliser :

  • un casque de protection ;
  • des chaussures de sécurité adaptées aux déplacements en toiture ;
  • des gants correspondant à la tâche ;
  • des lunettes ou une visière de protection ;
  • des protections auditives ;
  • une protection respiratoire lorsque le risque l’exige ;
  • un harnais antichute ;
  • une longe ou un système de liaison adapté ;
  • un dispositif antichute compatible avec le système utilisé.

Le choix doit toujours découler du risque : chute, coupure, projection, bruit, poussière, manutention, brûlure ou autre exposition.

Les EPI sont-ils toujours obligatoires pour un couvreur ?

L’employeur doit protéger les salariés contre les risques professionnels. Mais cela ne signifie pas qu’il suffit de distribuer des EPI pour considérer le risque comme traité.

La prévention suit une logique de priorité : supprimer le danger lorsque cela est possible, mettre en place des protections collectives, organiser correctement le travail, puis utiliser les équipements individuels nécessaires pour les risques résiduels.

Pour le travail en hauteur, l’INRS rappelle que le recours aux EPI antichute doit être envisagé lorsque les protections collectives ne peuvent techniquement pas être mises en œuvre.

Autrement dit : un harnais n’est pas une alternative automatique à un échafaudage ou à un garde-corps.

Notre guide sur la sécurité sur chantier toiture, les échafaudages et la prévention détaille cette hiérarchie des protections.

Quel EPI choisir selon la situation de chantier ?

Situation Risque principal Prévention à envisager EPI possibles
Réfection complète d’un toit Chute de hauteur Échafaudage, garde-corps, accès sécurisé Casque, chaussures, gants, EPI complémentaires selon le chantier
Recherche ponctuelle de fuite Chute, glissade Accès sécurisé et protection collective si possible Système antichute si nécessaire
Découpe ou meulage Projection, bruit Organisation du poste et protection de la zone Lunettes ou visière, protection auditive
Manutention de matériaux Écrasement, coupure Aides à la manutention, organisation des flux Chaussures, gants adaptés
Intervention poussiéreuse Inhalation Réduction des poussières à la source Protection respiratoire adaptée au risque
Travail en zinguerie Coupure, brûlure, projection Poste de travail adapté Gants, lunettes, protections adaptées aux opérations

Quels EPI pour travailler en hauteur sur une toiture ?

Lorsque le travail en hauteur nécessite un système de protection individuelle, l’équipement ne se limite pas au harnais.

Un système antichute comprend généralement plusieurs éléments compatibles :

  • un dispositif de préhension du corps, généralement un harnais antichute ;
  • un système de liaison ;
  • un dispositif d’arrêt des chutes adapté ;
  • un point d’ancrage ou un système d’ancrage approprié.

La performance de l’ensemble dépend de la compatibilité entre les composants et de la configuration du chantier.

L’INRS rappelle également que les points d’ancrage doivent être repérés et que leur accessibilité et leur résistance doivent être vérifiées avant de mettre en œuvre le système.

Pour approfondir ces principes, consultez les recommandations de l’INRS sur les équipements de protection individuelle contre les chutes de hauteur.

Un couvreur peut-il travailler uniquement avec un harnais ?

Non, pas par principe.

Le harnais n’a de sens que dans un système cohérent. Porter un harnais sans dispositif de liaison adapté ou sans point d’ancrage fiable ne protège pas réellement contre le risque de chute.

Il faut également tenir compte :

  • de la distance de chute possible ;
  • du tirant d’air disponible ;
  • du risque de heurter un niveau inférieur ;
  • du risque de chute pendulaire ;
  • du cheminement avant connexion ;
  • des possibilités de secours après une chute.

Le choix d’un équipement doit donc toujours être associé à une méthode d’intervention.

Cas utilisateur : le couvreur possède un harnais mais aucun ancrage exploitable

Un artisan doit intervenir rapidement sur une petite fuite située près du faîtage d’une maison.

Il dispose d’un harnais et d’une longe dans son fourgon. En arrivant sur place, il constate cependant qu’aucun point d’ancrage permanent n’est présent et qu’il n’a pas prévu de solution d’ancrage temporaire compatible avec la situation.

Le mauvais raisonnement serait :

« J’ai mon harnais, je suis protégé. »

En réalité, sans système permettant une connexion sûre, le harnais seul ne remplit aucune fonction antichute.

Il faut donc revoir le mode opératoire : protection collective, moyen d’accès différent, dispositif temporaire adapté ou report de l’intervention jusqu’à ce que les conditions de sécurité soient réunies.

Quel harnais choisir pour un couvreur ?

Le choix dépend du type d’intervention et du système dans lequel le harnais sera utilisé.

Plusieurs critères sont importants :

  • compatibilité avec le système antichute ;
  • points d’accrochage disponibles ;
  • réglage adapté à la morphologie ;
  • confort pour la durée d’utilisation prévue ;
  • facilité de contrôle visuel ;
  • notice et marquage disponibles ;
  • conditions d’entretien et de stockage.

Un harnais très confortable mais mal réglé peut être dangereux. À l’inverse, un équipement parfaitement adapté mais rarement contrôlé peut devenir inutilisable sans que l’utilisateur s’en rende compte.

Quelle différence entre longe de maintien et système antichute ?

C’est une confusion fréquente.

Un système de maintien au travail peut permettre à l’utilisateur de se stabiliser ou de limiter ses déplacements. Un système d’arrêt des chutes est conçu pour arrêter une chute lorsqu’elle se produit.

Ces usages ne sont pas interchangeables.

Avant la mise en œuvre, le couvreur doit donc vérifier que :

  • le matériel correspond à l’usage prévu ;
  • les composants sont compatibles ;
  • la notice du fabricant est respectée ;
  • les utilisateurs savent utiliser le système.

Quel casque choisir pour travailler sur une toiture ?

Le casque protège notamment contre les chocs et les projections. Sur un chantier de toiture, il doit rester correctement maintenu lorsqu’un couvreur se penche, se déplace ou travaille dans une position inhabituelle.

Le choix doit tenir compte des risques rencontrés et des accessoires éventuellement nécessaires.

Il faut également vérifier régulièrement :

  • l’état de la coque ;
  • le système de maintien ;
  • les sangles ;
  • les éléments de réglage ;
  • les recommandations du fabricant concernant la durée d’utilisation.

Un casque ayant subi un choc important ne doit pas être considéré comme fiable uniquement parce qu’aucune fissure n’est visible.

Quelles chaussures de sécurité pour un couvreur ?

Les chaussures d’un couvreur doivent protéger le pied tout en restant compatibles avec les déplacements sur des surfaces parfois inclinées, humides ou irrégulières.

Il faut notamment rechercher :

  • une semelle adaptée au support ;
  • une bonne stabilité ;
  • une protection correspondant aux risques de chantier ;
  • un maintien correct du pied ;
  • un niveau de confort compatible avec une journée de travail.

Une semelle usée peut devenir un véritable risque sur une toiture. Son état doit donc être surveillé comme celui des autres EPI.

Quels gants utiliser en couverture et en zinguerie ?

Le même gant ne convient pas à toutes les opérations.

La manutention de tuiles, la découpe de zinc, la manipulation d’ardoises ou l’utilisation de certains outils exposent à des risques différents.

Le choix des gants doit tenir compte :

  • du risque de coupure ;
  • de l’abrasion ;
  • de la chaleur ;
  • du besoin de précision ;
  • de la compatibilité avec les produits manipulés.

Un gant trop épais peut par exemple réduire fortement la précision d’un geste. À l’inverse, un gant très fin peut ne pas offrir une protection suffisante lors de la manipulation de tôles.

Quand faut-il utiliser des lunettes ou une visière ?

Les yeux peuvent être exposés lors de nombreuses opérations : perçage, meulage, découpe, brossage ou nettoyage.

Les lunettes ou la visière doivent être adaptées à la nature des projections.

Le couvreur doit également vérifier leur état : une protection rayée, fissurée ou devenue difficile à nettoyer peut gêner la vision et inciter l’utilisateur à la retirer pendant le travail.

Quand faut-il porter une protection auditive ?

Les outils de découpe, de perçage ou certains matériels utilisés sur chantier peuvent générer des niveaux sonores importants.

Les protections auditives ne doivent pas être choisies uniquement selon leur capacité maximale d’atténuation. Elles doivent rester adaptées au niveau de bruit et permettre au salarié de percevoir les signaux utiles à sa sécurité lorsque cela est nécessaire.

Le risque bruit doit être intégré à l’évaluation globale du chantier et à l’organisation de l’entreprise.

Quand un couvreur doit-il utiliser une protection respiratoire ?

La protection respiratoire dépend entièrement du contaminant et du niveau d’exposition.

Elle peut être nécessaire lors de certaines opérations produisant :

  • des poussières ;
  • des particules ;
  • des fumées ;
  • des aérosols.

Mais le premier objectif reste de réduire l’exposition à la source : méthode de travail différente, aspiration, humidification lorsque cela est approprié ou suppression de l’opération dangereuse.

Dans le cas particulier d’une toiture susceptible de contenir de l’amiante, les règles sont beaucoup plus strictes. Notre guide sur la toiture amiantée et les vérifications à réaliser avant devis détaille les précautions spécifiques à cette situation.

Cas utilisateur : une découpe de zinc de cinq minutes

Un couvreur doit reprendre rapidement une petite pièce de zinguerie sur chantier. L’opération de découpe ne devrait durer que quelques minutes.

Comme la tâche est courte, il est tenté de ne pas aller chercher ses lunettes et sa protection auditive restées dans le fourgon.

C’est précisément le type de situation où l’habitude peut faire baisser la vigilance.

La durée courte d’une opération ne supprime pas le risque de projection ni l’exposition au bruit. L’EPI doit être disponible à proximité et son utilisation intégrée au mode opératoire habituel.

Comment vérifier un harnais avant chaque utilisation ?

Avant de s’équiper, l’utilisateur doit vérifier l’état apparent du matériel.

Pour un harnais, l’inspection peut notamment porter sur :

  • les sangles ;
  • les coutures ;
  • les boucles ;
  • les points d’accrochage ;
  • les parties métalliques ;
  • les signes de coupure ou d’abrasion ;
  • les traces de chaleur ou de produit chimique ;
  • l’étiquette et l’identification ;
  • les éventuelles anomalies par rapport à la notice.

Cette vérification avant utilisation ne remplace pas les contrôles périodiques prévus pour les systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur.

À quelle fréquence faut-il vérifier les EPI antichute ?

Les systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur font partie des EPI concernés par une vérification générale périodique.

L’arrêté du 19 mars 1993 prévoit qu’ils doivent avoir fait l’objet, depuis moins de douze mois au moment de leur utilisation, de cette vérification périodique.

Cette règle s’ajoute au contrôle réalisé à chaque utilisation et aux éventuelles exigences plus restrictives prévues par la notice du fabricant ou les conditions d’utilisation.

Le responsable de l’entreprise doit donc connaître pour chaque équipement :

  • sa date de mise en service ;
  • la date du dernier contrôle ;
  • la date de la prochaine échéance ;
  • les conditions de stockage ;
  • les éventuels incidents subis.

Qui peut réaliser la vérification périodique d’un EPI antichute ?

La vérification doit être réalisée par une personne compétente, capable d’identifier les défauts pouvant affecter la sécurité de l’équipement.

Il faut également respecter les exigences du fabricant.

Selon l’organisation de l’entreprise, la vérification peut être réalisée en interne si une personne dispose réellement des compétences nécessaires, ou confiée à un prestataire spécialisé.

L’important est d’éviter une vérification purement administrative consistant à signer une fiche sans examiner réellement le matériel.

Cas utilisateur : le harnais est contrôlé annuellement mais endommagé la semaine suivante

Un harnais vient de passer son contrôle périodique. Une semaine plus tard, il est rangé dans le fourgon à proximité d’un outil présentant une arête coupante.

Lors de l’intervention suivante, le couvreur remarque une entaille sur une sangle.

Le fait que le contrôle annuel soit récent ne permet évidemment pas de continuer à utiliser le harnais.

Cet exemple montre pourquoi deux niveaux de contrôle sont complémentaires :

  • la vérification périodique ;
  • le contrôle de l’état avant utilisation.

Quand faut-il mettre un EPI antichute au rebut ?

Un équipement ne doit pas rester en service uniquement parce qu’il n’a pas encore atteint une date anniversaire.

La mise au rebut peut notamment être nécessaire lorsque :

  • la durée de vie définie par le fabricant est dépassée ;
  • une détérioration est observée ;
  • une pièce essentielle est endommagée ;
  • l’identification ou la traçabilité n’est plus exploitable ;
  • l’équipement a subi un événement susceptible d’avoir altéré ses performances ;
  • les instructions du fabricant imposent son retrait.

Un équipement ayant servi à arrêter une chute doit faire l’objet d’une procédure adaptée avant toute éventuelle remise en service.

Comment stocker les EPI du couvreur ?

Le stockage influence directement leur durée de vie.

Un harnais ou une longe laissés au fond d’un véhicule avec des outils coupants, des produits chimiques ou dans une zone très humide peuvent se dégrader beaucoup plus vite qu’un équipement correctement rangé.

Il est utile de prévoir :

  • un espace propre ;
  • un rangement séparé des objets coupants ;
  • une protection contre les produits chimiques ;
  • un séchage adapté après utilisation ;
  • le respect des températures et conditions indiquées par le fabricant.

Comment assurer la traçabilité des harnais et longes ?

Dans une petite entreprise, un tableau simple peut déjà être très efficace.

Équipement Identifiant Mise en service Dernière vérification Prochaine échéance État
Harnais HAR-01 12/03/2025 05/03/2026 Avant 05/03/2027 En service
Longe avec absorbeur LON-01 12/03/2025 05/03/2026 Avant 05/03/2027 En service

Le suivi doit permettre de retrouver rapidement l’équipement et son historique, sans se contenter d’une liste générique « 4 harnais contrôlés ».

Simulation : combien coûte réellement le suivi de 8 harnais ?

Prenons une entreprise de couverture employant plusieurs salariés et disposant de :

  • 8 harnais ;
  • 8 longes ;
  • 4 antichutes à rappel automatique.

Elle possède donc 20 équipements antichute à identifier et suivre.

Supposons qu’une vérification externalisée coûte en moyenne 18 € HT par équipement dans cet exemple pédagogique :

20 × 18 € = 360 € HT par an.

Ajoutons 1 h 30 de préparation et de gestion interne à un coût de revient de 45 € par heure :

1,5 × 45 € = 67,50 €.

Coût annuel théorique du suivi :

360 € + 67,50 € = 427,50 €.

Pour une équipe utilisant régulièrement ces équipements, ce coût reste faible comparé au coût humain, organisationnel et financier que représenterait un accident grave.

Les montants sont volontairement illustratifs : chaque entreprise doit utiliser les tarifs de son prestataire et son propre coût interne.

Simulation : le coût d’un EPI rapporté à un chantier

Une entreprise investit 2 400 € dans différents EPI destinés à équiper une équipe de couvreurs.

Supposons que ces équipements soient utilisés sur 120 chantiers pendant leur période d’utilisation, sans chercher ici à calculer leur durée de vie réglementaire ou réelle.

Le coût d’acquisition ramené au chantier est :

2 400 € ÷ 120 = 20 € par chantier.

Cette simulation montre pourquoi la sécurité ne doit pas être perçue uniquement comme une charge importante : ramené au nombre d’interventions, le coût de nombreux équipements devient limité.

Comment organiser les EPI dans une entreprise de couverture ?

Le suivi devient plus compliqué dès que plusieurs salariés utilisent des équipements différents.

Une méthode simple consiste à :

  1. identifier chaque équipement ;
  2. enregistrer sa date de mise en service ;
  3. conserver la notice ;
  4. enregistrer les vérifications ;
  5. prévoir une alerte avant l’échéance ;
  6. noter les incidents ou retraits ;
  7. archiver la date de mise au rebut.

Cette organisation évite de découvrir le matin d’un chantier que le seul harnais disponible n’est plus dans sa période de contrôle.

Quel lien entre les EPI et le DUERP du couvreur ?

Les EPI ne doivent pas être choisis séparément de l’évaluation des risques de l’entreprise.

Le DUERP doit permettre d’identifier les situations exposant les salariés :

  • travail en hauteur ;
  • manutention ;
  • bruit ;
  • outillage ;
  • poussières ;
  • produits chimiques ;
  • conditions météorologiques ;
  • circulation sur chantier.

Les protections décidées doivent ensuite être cohérentes avec cette analyse.

Pour structurer cette démarche, consultez notre article consacré au DUERP pour couvreur et à l’évaluation des risques professionnels.

Comment former les salariés à l’utilisation des EPI ?

Fournir un équipement ne suffit pas. Le salarié doit comprendre :

  • à quel risque l’EPI répond ;
  • quand il doit être utilisé ;
  • comment le mettre et le régler ;
  • avec quels autres éléments il est compatible ;
  • comment contrôler son état ;
  • dans quelles situations il doit être retiré du service.

Pour un système antichute, la mauvaise utilisation d’un seul composant peut compromettre tout le dispositif.

Pourquoi le secours doit-il être prévu avec un système antichute ?

Arrêter une chute ne suffit pas à gérer l’accident.

Un salarié suspendu dans son harnais doit pouvoir être secouru rapidement. La préparation du chantier doit donc intégrer :

  • les moyens d’alerte ;
  • l’accès à la victime ;
  • les personnes capables d’intervenir ;
  • les moyens nécessaires au sauvetage.

L’INRS rappelle d’ailleurs que l’utilisation des systèmes antichute implique d’anticiper l’organisation des secours.

Cas utilisateur : un salarié travaille seul pour une réparation rapide

Un salarié expérimenté doit remplacer deux ardoises sur une petite toiture. L’intervention devrait durer moins d’une heure.

Comme le chantier paraît simple, l’entreprise envisage de l’envoyer seul.

Mais le mode opératoire prévoit l’utilisation d’un système individuel d’arrêt des chutes.

La question ne porte alors plus seulement sur la durée de l’intervention. Il faut aussi se demander : que se passe-t-il si le salarié chute et reste suspendu ?

L’organisation du chantier doit donc intégrer les moyens de secours et la présence des personnes nécessaires à leur mise en œuvre.

Quelle différence entre EPI du couvreur et dispositifs permanents de toiture ?

Le harnais, la longe ou le casque sont des équipements portés par le salarié. Une ligne de vie, un garde-corps permanent ou certains points d’ancrage font partie de l’équipement du bâtiment ou du système d’accès.

Les deux familles doivent fonctionner ensemble mais leur suivi n’est pas identique.

Lorsqu’un bâtiment est équipé de protections permanentes, leur entretien et leur contrôle doivent être organisés dans le temps. Consultez notre guide sur le contrat d’entretien des dispositifs de sécurité en toiture.

Quelles erreurs éviter avec les EPI du couvreur ?

Considérer le harnais comme la solution automatique

La protection collective doit être privilégiée lorsque sa mise en œuvre est techniquement possible.

Utiliser un EPI sans vérifier sa compatibilité

Un harnais, une longe, un absorbeur et un ancrage doivent former un système cohérent.

Ne regarder que la date du dernier contrôle

Un équipement peut être endommagé entre deux vérifications périodiques. Le contrôle avant utilisation reste indispensable.

Conserver du matériel dont l’historique est inconnu

Un équipement retrouvé dans un dépôt sans identification claire, sans historique et sans certitude sur ses conditions de stockage doit être traité avec prudence.

Stocker les harnais avec l’outillage

Les arêtes, produits chimiques ou mauvaises conditions de stockage peuvent altérer le matériel.

Négliger le réglage

Un harnais mal ajusté peut modifier son comportement en cas de chute et augmenter le risque de blessure.

Ne pas prévoir le secours

Le système d’arrêt des chutes doit être associé à une organisation permettant de secourir rapidement l’utilisateur.

Checklist EPI avant le départ sur chantier

Point à vérifier Question
Analyse des risques Les risques spécifiques du chantier sont-ils identifiés ?
Protection collective Les solutions collectives ont-elles été privilégiées ?
EPI disponibles Les équipements nécessaires sont-ils présents ?
État Chaque équipement a-t-il été contrôlé avant utilisation ?
Vérification périodique Les EPI concernés sont-ils dans leur période de validité ?
Compatibilité Les éléments du système antichute sont-ils compatibles ?
Ancrage La solution d’ancrage est-elle définie ?
Réglage Le harnais est-il correctement ajusté ?
Secours Une procédure existe-t-elle en cas de chute ?

FAQ sur les EPI du couvreur

Quels EPI doit porter un couvreur ?

Les EPI dépendent des risques du chantier. Ils peuvent inclure casque, chaussures de sécurité, gants, lunettes, protections auditives, protection respiratoire et système individuel antichute. Leur choix doit résulter de l’évaluation des risques.

Le harnais est-il obligatoire sur une toiture ?

Le harnais n’est pas une réponse automatique à tout travail sur toiture. Les protections collectives doivent être privilégiées lorsqu’elles peuvent être mises en œuvre. Un système antichute individuel peut être nécessaire lorsque les conditions de l’intervention l’exigent.

Un harnais suffit-il pour travailler en hauteur ?

Non. Il doit être associé à un système de liaison et à une solution d’ancrage adaptés. La compatibilité de l’ensemble et les conditions de secours doivent également être prévues.

À quelle fréquence faut-il vérifier un harnais antichute ?

Les systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur doivent faire l’objet d’une vérification générale périodique depuis moins de douze mois au moment de leur utilisation. Il faut également vérifier leur état avant chaque utilisation et respecter les instructions du fabricant.

Qui peut contrôler un harnais de sécurité ?

La vérification doit être réalisée par une personne compétente capable d’identifier les défauts affectant la sécurité de l’équipement et conformément aux prescriptions applicables.

Quelle est la durée de vie d’un harnais ?

Il n’existe pas une durée universelle valable pour tous les modèles. La durée de vie et les conditions de mise au rebut sont définies par le fabricant. L’état réel de l’équipement reste également déterminant.

Peut-on utiliser un harnais après une chute ?

Un équipement ayant subi une chute ou un effort important ne doit pas être automatiquement remis en service. Il doit suivre la procédure prévue par le fabricant et par l’organisation de l’entreprise avant toute réutilisation éventuelle.

Les chaussures de sécurité sont-elles un EPI pour le couvreur ?

Oui. Elles doivent protéger contre les risques identifiés tout en rester adaptées aux déplacements sur les supports rencontrés sur chantier.

Les gants sont-ils obligatoires pour toutes les tâches ?

Le besoin et le type de gant dépendent du risque. Un gant adapté à la manutention n’est pas nécessairement adapté à la découpe de métal ou à une opération nécessitant beaucoup de précision.

Pourquoi identifier chaque harnais individuellement ?

L’identification facilite la traçabilité : date de mise en service, contrôles, incidents, prochaine échéance et éventuelle mise au rebut.

Le bon EPI est celui qui répond à un risque réellement identifié

La sécurité du couvreur ne repose pas sur une accumulation de matériel.

Elle repose sur une démarche cohérente :

  • identifier le risque ;
  • le supprimer lorsque cela est possible ;
  • privilégier les protections collectives ;
  • choisir les EPI adaptés au risque résiduel ;
  • former les utilisateurs ;
  • contrôler le matériel ;
  • organiser sa traçabilité ;
  • prévoir le secours lorsque le travail en hauteur l’impose.

Pour une entreprise de couverture, cette organisation permet aussi d’éviter les improvisations du matin : harnais introuvable, contrôle dépassé, équipement endommagé ou longe incompatible avec le système prévu sur le chantier.

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À propos de l'auteur

Pascal Bianchi

Président de CouvrAppy, Pascal Bianchi cumule plus de 25 ans d'expérience à la tête d'entreprises du logiciel (ACTIPLAY, KLEE 3D, ACTIKSU) et du Retail (VOBIS France). Expert en IA appliquée et en solutions métier, il conçoit avec son équipe des outils pilotés par IA pour booster le chiffre d'affaires des artisans du bâtiment et leurs permettre d'améliorer leur productivité.

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