Closoir ventilé de toiture : rôle, choix et pose efficace
Découvrez le rôle crucial du closoir ventilé pour la toiture, comment bien le choisir et l'installer, ainsi que les erreurs courantes à éviter.

Sur une toiture en tuiles, le faîtage attire rarement l'attention du client tant qu'il reste en bon état. Pourtant, cette ligne située au sommet de la couverture concentre plusieurs fonctions essentielles : protection contre les pénétrations d'eau, tenue des faîtières et, selon le système choisi, ventilation de la sous-face de la couverture.
Le closoir ventilé intervient précisément à cet endroit. Installé sous les faîtières ou les éléments d'arêtier dans une pose à sec, il doit à la fois accompagner la forme des tuiles, limiter les entrées d'eau et permettre la circulation d'air prévue par le système de toiture.
Mais tous les closoirs ne sont pas interchangeables. Une bavette trop étroite pour des tuiles très galbées, une capacité de ventilation insuffisante, un support mal préparé ou un marouflage approximatif peuvent transformer un accessoire apparemment simple en point faible du chantier.
Closoir ventilé : la réponse courte
Un closoir ventilé de toiture est un accessoire placé sous les faîtières ou les éléments d'arêtier lors d'une pose à sec. Il contribue à protéger cette zone contre les pénétrations d'eau et de poussières tout en participant à la ventilation haute de la couverture.
Pour le choisir, le couvreur doit notamment vérifier le profil des tuiles, l'adaptabilité des bavettes, la capacité de ventilation, le comportement à l'eau, la largeur du closoir et les prescriptions du système de couverture.
La mention « ventilé » ne suffit donc pas à rendre un closoir compatible avec toutes les toitures.
À quoi sert un closoir ventilé de toiture ?
Un closoir ventilé est principalement utilisé au niveau du faîtage et de certains arêtiers. Il est placé sous les éléments de finition qui recouvrent ces lignes de toiture.
Il remplit plusieurs fonctions complémentaires :
- participer à la protection du sommet de la toiture contre la pluie battante et certaines pénétrations extérieures ;
- accompagner le relief des tuiles de chaque côté du faîtage ou de l'arêtier ;
- contribuer à la ventilation en partie haute de la couverture ;
- compléter la réalisation d'un faîtage ou d'un arêtier à sec ;
- limiter l'entrée de poussières ou de petits débris selon la conception du produit ;
- permettre une finition cohérente sous les faîtières.
Le closoir ne doit cependant jamais être considéré comme un accessoire isolé. Son efficacité dépend aussi des tuiles, de la pente, de la lisse de rehausse, des fixations, de la ventilation en partie basse et de l'ensemble du complexe de toiture.
Pour comprendre la fonction générale de cette zone, consultez également notre guide sur le faîtage de toiture, ses signes d'usure et ses méthodes de réparation.
Quelle différence entre faîtage scellé et faîtage à sec avec closoir ?
Sur une toiture en tuiles, le couvreur peut rencontrer différentes techniques de réalisation du faîtage. Les deux grands principes sont le faîtage scellé et le faîtage à sec.
| Solution | Principe | Points à contrôler |
|---|---|---|
| Faîtage scellé | Les faîtières sont mises en œuvre avec un mortier selon le système prévu | Fissuration, vieillissement du mortier, tenue des faîtières, ventilation |
| Faîtage à sec | Les faîtières sont fixées mécaniquement avec un système intégrant généralement un closoir | Closoir, support, fixations, galbe, ventilation, continuité |
Le faîtage à sec évite de dépendre d'un scellement continu au mortier. Il permet également d'organiser la ventilation haute avec un accessoire conçu pour cette fonction.
Il ne faut toutefois pas convertir automatiquement un faîtage ancien en faîtage à sec sans examiner le reste de la toiture. Le couvreur doit contrôler la compatibilité des tuiles, la ventilation existante, le support, les éléments de faîtage disponibles et les règles applicables au chantier.
Le closoir ventilé est-il obligatoire ?
Il n'existe pas une obligation universelle imposant le même closoir sur toutes les toitures.
La solution dépend du type de couverture et du système retenu. Lorsqu'un faîtage à sec avec closoir ventilé est prévu par la mise en œuvre choisie, l'accessoire doit être adapté à la couverture et posé conformément aux prescriptions correspondantes.
Le couvreur doit donc raisonner à partir :
- du modèle de tuile ou d'élément de couverture ;
- de la pente ;
- de l'exposition du bâtiment ;
- des besoins de ventilation ;
- des prescriptions du fabricant ;
- des DTU, Avis Techniques ou Documents Techniques d'Application applicables au système.
Il faut éviter les réponses trop simples du type « un closoir est obligatoire sur toutes les toitures neuves » ou, à l'inverse, « le closoir est uniquement une finition ». Son rôle dépend réellement de la conception du faîtage ou de l'arêtier.
Qu'est-ce que le classement GEV d'un closoir ventilé ?
Le classement GEV associé à la certification QB des closoirs ventilés permet d'évaluer trois caractéristiques directement utiles au couvreur.
| Lettre | Signification | Question terrain |
|---|---|---|
| G | Adaptabilité au galbe des éléments de couverture | La bavette peut-elle réellement épouser le relief de cette tuile ? |
| E | Comportement à l'eau | Comment le closoir se comporte-t-il face aux sollicitations liées à la pluie ? |
| V | Capacité de ventilation | La section disponible est-elle compatible avec le besoin de ventilation de la toiture ? |
Le CSTB distingue notamment plusieurs classes d'adaptabilité au galbe, depuis les éléments plats jusqu'aux éléments présentant un très fort relief. La capacité de ventilation est quant à elle exprimée en cm²/m.
Autrement dit, deux closoirs de même largeur apparente peuvent ne pas offrir les mêmes performances ni être adaptés aux mêmes tuiles.
Le couvreur peut consulter le référentiel et la certification QB 35 des closoirs ventilés du CSTB pour comprendre le principe de ce classement.
Comment choisir un closoir selon le galbe des tuiles ?
C'est l'un des critères les plus concrets sur chantier.
Une tuile plate ou faiblement galbée ne présente pas le même relief qu'une tuile fortement galbée. Les bavettes du closoir doivent pouvoir suivre les creux et les sommets sans rester tendues au-dessus des vallées ni former des zones mal appliquées.
Le choix doit donc tenir compte :
- de la hauteur du galbe ;
- de l'écartement des reliefs ;
- de la largeur disponible de chaque bavette ;
- de sa capacité à être mise en forme ;
- des modèles de couverture compatibles indiqués par le fabricant.
Erreur fréquente : choisir un closoir uniquement à partir de sa largeur totale. Deux produits de même largeur peuvent avoir des bavettes, une extensibilité ou une adaptabilité très différentes. La compatibilité avec le relief réel de la tuile doit être vérifiée.
Closoir souple ou closoir rigide : lequel choisir ?
Il existe différentes conceptions de closoirs. Certains sont conditionnés en rouleaux souples, d'autres présentent une structure plus rigide ou semi-rigide.
Le choix ne doit pas se limiter à une préférence d'habitude de pose.
| Critère | Closoir souple | Closoir rigide ou semi-rigide |
|---|---|---|
| Conditionnement | Souvent en rouleau | Selon modèle, éléments ou système plus structuré |
| Adaptation au relief | Dépend fortement des bavettes et de leur capacité de mise en forme | Dépend de la conception spécifique du produit |
| Pose | Déroulage puis marouflage des bavettes | Selon les prescriptions du système choisi |
| Critère décisif | Compatibilité avec la couverture, ventilation nécessaire et performances du produit | |
Un closoir souple n'est donc pas automatiquement adapté à tous les forts galbes, pas plus qu'un modèle rigide ne constitue automatiquement une solution plus performante.
Quelle capacité de ventilation choisir ?
Le closoir participe à la ventilation haute de la couverture. Sa capacité de ventilation ne doit pas être choisie au hasard.
Dans le classement QB, cette capacité est exprimée en cm² par mètre de closoir. Elle doit être rapprochée du besoin de ventilation du système de couverture concerné.
Le raisonnement du couvreur doit donc être :
besoin de ventilation de la couverture → ventilation disponible en partie basse et haute → capacité réellement apportée par le closoir.
Il serait donc incorrect de considérer qu'un produit est suffisant simplement parce que son emballage comporte des perforations.
Le cheminement complet de l'air doit également être conservé. Le closoir ne pourra pas compenser une entrée d'air obstruée en bas de versant ou une lame d'air interrompue.
Notre article sur le contre-lattage de toiture et la ventilation sous couverture permet d'approfondir ce cheminement de l'air.
Closoir et condensation : quel est le lien ?
Un closoir ventilé peut participer à l'évacuation de l'air en partie haute de la couverture, mais il ne constitue pas à lui seul une solution contre tous les problèmes d'humidité.
Une condensation sous toiture peut également être favorisée par :
- une production importante de vapeur dans le logement ;
- une étanchéité à l'air insuffisante ;
- une membrane intérieure absente ou inadaptée ;
- un isolant humide ;
- un écran sous-toiture mal choisi ;
- une lame d'air insuffisante ou interrompue ;
- des entrées d'air basses obstruées ;
- une sortie haute insuffisante.
La présence de condensation doit donc conduire à examiner le système complet. Si des gouttelettes, des bois humides ou des traces noires sont visibles dans les combles, consultez notre guide consacré à la condensation sous toiture, à son diagnostic et à ses solutions.
Comment poser un closoir ventilé au faîtage ?
La méthode exacte dépend du closoir, du type de tuile et du système de faîtage. La notice du fabricant et les prescriptions de la couverture utilisée doivent donc rester les références du chantier.
La mise en œuvre suit néanmoins une logique générale.
- Contrôler le support : vérifier la stabilité des éléments, la planéité de la ligne de faîtage et l'état de la couverture d'approche.
- Préparer la lisse de rehausse : sa position doit permettre la fixation correcte des faîtières et du système prévu.
- Nettoyer les tuiles : les zones destinées à recevoir les bavettes et éventuels cordons adhésifs doivent être propres et adaptées aux conditions de collage prévues.
- Centrer le closoir : le corps du produit doit être positionné correctement sur la ligne de faîtage.
- Fixer le corps : utiliser le mode de fixation prévu par le fabricant.
- Déployer les bavettes : elles doivent atteindre suffisamment les éléments de couverture de chaque côté.
- Maroufler soigneusement : épouser les creux et les sommets de la tuile sans créer de zone tendue ou décollée.
- Traiter les raccords : respecter les recouvrements prévus entre deux longueurs de closoir.
- Poser les faîtières : les fixer conformément au système utilisé.
- Effectuer un contrôle final : continuité, ventilation, bavettes, fixations et absence de défaut visible.
Un guide de pose fabricant confirme notamment l'importance d'un support propre et sec, du centrage du closoir, de sa fixation puis du marouflage des bavettes avant la mise en place des faîtières.
Pourquoi le marouflage des bavettes est-il si important ?
Sur une tuile galbée, la bavette doit descendre dans les creux et remonter sur les reliefs.
Si elle reste tendue d'un sommet à l'autre, plusieurs problèmes peuvent apparaître :
- surface de contact insuffisante ;
- cordon adhésif mal appliqué ;
- zones de soulèvement au vent ;
- chemin possible pour l'eau ;
- vieillissement accéléré du raccord.
Le marouflage ne consiste donc pas uniquement à « appuyer sur la bavette ». Il faut réellement adapter le matériau au relief de la couverture.
Peut-on poser un closoir sur des tuiles humides ou poussiéreuses ?
Il faut respecter les conditions de pose du produit utilisé, en particulier lorsque ses bavettes comportent des cordons adhésifs.
Sur un chantier de rénovation, les tuiles situées au faîtage peuvent présenter :
- poussières ;
- mousse ;
- résidus d'ancien mortier ;
- humidité ;
- particules friables.
Poser directement une bavette adhésive sur un support mal préparé peut compromettre sa tenue.
Le couvreur doit donc nettoyer correctement les zones de contact et vérifier les conditions de température et d'humidité prévues par le fabricant avant collage.
Comment poser un closoir ventilé sur un arêtier ?
L'arêtier est la ligne saillante formée par la rencontre de deux pans de toiture. Comme le faîtage, il peut recevoir une réalisation à sec avec un système adapté.
La difficulté supplémentaire vient du fait que les tuiles d'approche doivent souvent être coupées en biais.
Le couvreur doit donc particulièrement contrôler :
- la régularité de la ligne d'arêtier ;
- les coupes des éléments de couverture ;
- la fixation des morceaux coupés ;
- la largeur réellement disponible pour les bavettes ;
- la continuité du closoir ;
- la fixation mécanique des éléments d'arêtier.
Un closoir adapté au faîtage n'est pas nécessairement utilisable sans vérification sur toutes les configurations d'arêtier.
Quelle largeur de closoir choisir ?
La largeur doit permettre aux bavettes de venir correctement en appui sur les éléments de couverture une fois le closoir centré sur la lisse.
Le couvreur ne doit donc pas uniquement mesurer la distance horizontale entre deux points.
Sur une tuile fortement galbée, la bavette doit parcourir davantage de matière pour descendre dans les creux. Une largeur apparemment suffisante à plat peut devenir trop juste une fois réellement mise en forme.
Réflexe avant commande
Identifier le modèle exact de tuile, vérifier la compatibilité du closoir, contrôler son classement ou ses performances déclarées et confirmer que la largeur utile des bavettes permet la mise en œuvre prévue.
Cas pratique : un closoir trop étroit sur des tuiles fortement galbées
Une entreprise remplace un ancien faîtage scellé sur une maison des années 1990. La toiture est en tuiles fortement galbées et le client souhaite passer à un faîtage à sec.
Le fournisseur propose un closoir de largeur courante que l'équipe utilise habituellement sur d'autres chantiers.
Avant de commander l'ensemble du matériel, le chef de chantier teste un échantillon sur la couverture existante. Une fois la bavette descendue dans les creux, il constate que la zone adhésive arrive trop près du relief supérieur de certaines tuiles.
Plutôt que de tendre artificiellement la bavette, l'entreprise sélectionne un produit plus adapté au galbe réel de la couverture.
Cette vérification de quelques minutes évite de découvrir le problème après la pose de plusieurs mètres de faîtage.
Cas pratique : rénovation d'un faîtage de 12 mètres
Un pavillon possède un faîtage scellé d'environ 12 mètres. Plusieurs zones de mortier sont fissurées et deux faîtières bougent légèrement.
L'inspection montre que les tuiles courantes sont encore en bon état. Le couvreur propose une dépose du faîtage existant et étudie la possibilité d'une reprise à sec.
Avant de chiffrer, il vérifie :
- le modèle de tuile ;
- l'état des derniers rangs ;
- la possibilité de créer la lisse nécessaire ;
- le closoir compatible ;
- la ventilation existante ;
- les faîtières et leurs fixations ;
- l'accès et la sécurité du chantier.
Le devis ne comporte donc pas une simple ligne « pose closoir 12 ml ». Il distingue la dépose, la préparation du support, la fourniture du système, les fixations, la pose et le contrôle final.
Simulation : comment chiffrer une reprise de faîtage à sec ?
Prenons une simulation pédagogique pour un faîtage de 12 mètres accessible dans des conditions normales. Les montants ci-dessous ne constituent pas un tarif national : ils servent uniquement à montrer comment décomposer le prix.
| Poste | Montant simulé HT |
|---|---|
| Mise en sécurité et préparation | 280 € |
| Dépose de l'ancien faîtage et nettoyage | 420 € |
| Préparation de la lisse et support | 260 € |
| Closoir ventilé et accessoires | 190 € |
| Faîtières, fixations et compléments | 390 € |
| Pose et contrôle final | 720 € |
| Total simulé | 2 260 € HT |
Dans cet exemple, le closoir lui-même représente moins de 10% du total. Le prix du chantier dépend surtout de l'accès, de la dépose, de la préparation, des faîtières, des fixations et du temps de pose.
C'est un bon exemple de poste où comparer uniquement le prix du rouleau conduit à une mauvaise lecture du coût réel du chantier.
Pour structurer plus largement ce type de chiffrage, consultez notre guide pour chiffrer un devis de toiture sans oublier les principaux postes.
Cas pratique : le closoir se décolle après quelques mois
Un propriétaire appelle l'entreprise huit mois après une rénovation. Depuis le jardin, il remarque qu'une partie de la bavette semble s'être relevée sur environ 60 centimètres.
Le couvreur ne commence pas par recoller simplement la zone.
Il vérifie :
- si le support avait été correctement nettoyé ;
- l'état du cordon adhésif ;
- la compatibilité du closoir avec le galbe ;
- la présence d'une tension excessive de la bavette ;
- les fixations du corps du closoir ;
- la tenue des faîtières ;
- les éventuelles traces de soulèvement provoquées par le vent.
L'inspection révèle finalement que la bavette avait été tendue entre deux sommets de tuile au lieu d'être complètement marouflée dans le creux.
La réparation doit donc corriger la cause de la défaillance, et pas uniquement masquer le décollement visible.
Cas pratique : rénovation après plusieurs épisodes de vent
Une maison située dans une zone exposée a connu plusieurs déplacements de faîtières en quelques années.
Le propriétaire souhaite « un closoir plus solide », mais le couvreur élargit le diagnostic :
- fixation des faîtières ;
- état de la lisse ;
- tuiles d'approche ;
- fixations périphériques ;
- état du closoir ;
- exposition générale de la toiture.
Le problème ne vient finalement pas du seul closoir : plusieurs fixations mécaniques du faîtage étaient inadaptées au système existant.
Cette approche rejoint notre comparatif des toitures résistantes au vent, à la grêle et aux intempéries : la résistance d'une couverture dépend toujours de l'ensemble du système, et pas d'un seul matériau.
Quelles sont les erreurs de pose les plus fréquentes ?
Choisir le closoir uniquement par sa largeur
La largeur compte, mais l'adaptabilité au galbe et les performances du produit sont tout aussi importantes.
Tendre les bavettes au-dessus des creux
La bavette doit être correctement mise en forme. Une pose tendue réduit le contact avec la couverture et peut fragiliser la tenue du raccord.
Poser sur une tuile sale ou humide sans vérifier les prescriptions
Les cordons adhésifs nécessitent des conditions compatibles avec le produit. Une couverture poussiéreuse ou mouillée peut compromettre leur adhérence.
Écraser les zones de ventilation
Un closoir ventilé doit rester capable d'assurer la section de ventilation prévue. Une mauvaise fixation ou un écrasement inadapté peut réduire cette fonction.
Oublier les recouvrements entre deux longueurs
Les jonctions doivent être réalisées conformément aux prescriptions du fabricant. Une discontinuité peut devenir un point sensible face à l'eau ou au vent.
Utiliser le closoir pour compenser un support irrégulier
Le closoir n'a pas vocation à corriger une lisse mal positionnée, une ligne de faîtage déformée ou des tuiles d'approche mal préparées.
Négliger les fixations des faîtières
Le closoir et la fixation mécanique des faîtières remplissent des fonctions différentes. Un closoir correctement posé ne compense pas une faîtière insuffisamment maintenue.
Comment vérifier un closoir existant lors d'un diagnostic toiture ?
Sur une toiture déjà équipée d'un faîtage à sec, l'inspection doit porter sur plusieurs points.
- Les bavettes restent-elles appliquées sur les tuiles ?
- Le closoir est-il déchiré ou déformé ?
- Les zones ventilantes semblent-elles libres ?
- Les faîtières sont-elles correctement fixées ?
- Existe-t-il des traces de déplacement ?
- Les raccords entre longueurs sont-ils encore cohérents ?
- Des mousses ou débris obstruent-ils la zone ?
- Des traces d'humidité apparaissent-elles sous le faîtage ?
Lorsque l'accès aux combles est possible, le contrôle intérieur apporte des informations supplémentaires : traces de lumière inhabituelles, humidité, isolant mouillé ou condensation en partie haute.
Faut-il remplacer le closoir lorsqu'on change les faîtières ?
Pas nécessairement dans toutes les situations, mais son état doit être contrôlé avant toute réutilisation.
Un closoir ancien peut présenter :
- bavettes déformées ;
- adhésifs fatigués ;
- déchirures ;
- zones écrasées ;
- ventilation obstruée ;
- incompatibilité avec les nouveaux éléments de couverture.
Lorsque les faîtières sont déposées pour une rénovation importante, le couvreur doit donc comparer le coût d'une conservation incertaine avec celui d'un remplacement permettant de repartir sur un système cohérent.
Peut-on réparer ponctuellement un closoir déchiré ?
La réponse dépend de l'importance du défaut et du produit.
Une petite intervention localisée peut parfois être envisagée lorsqu'elle reste compatible avec les prescriptions du système. En revanche, multiplier les rustines sur un closoir vieillissant n'est pas une stratégie durable.
Une reprise plus large devient généralement préférable lorsque :
- plusieurs zones sont décollées ;
- la membrane est devenue cassante ;
- les bavettes sont fortement déformées ;
- le faîtage doit déjà être largement déposé ;
- la ventilation semble insuffisante ;
- la compatibilité du produit existant n'est pas connue.
Comment intégrer le closoir dans un devis de couverture ?
Une ligne telle que « faîtage complet » peut être trop vague lorsque le client compare plusieurs devis.
Une désignation plus précise peut faire apparaître :
- la longueur de faîtage ou d'arêtier concernée ;
- la dépose du système existant ;
- la préparation ou création de la lisse de rehausse ;
- la fourniture du closoir ventilé adapté au système ;
- la mise en œuvre et les recouvrements ;
- le marouflage des bavettes ;
- la fourniture ou réutilisation des faîtières selon le chantier ;
- les fixations mécaniques ;
- le contrôle final de la ventilation et de la tenue du faîtage.
Exemple de désignation sur un devis
Réalisation d'un faîtage à sec comprenant préparation de la lisse de rehausse, fourniture et pose d'un closoir ventilé compatible avec le modèle de tuile existant, marouflage des bavettes, raccords, pose et fixation mécanique des faîtières, contrôle final de la continuité et de la ventilation. Quantité : 12 ml.
Cette rédaction permet au client de comprendre que la prestation ne consiste pas uniquement à poser un rouleau sous quelques tuiles.
Closoir ventilé et DTU : que doit vérifier le couvreur ?
Les règles applicables dépendent du type de couverture. La pente, la fixation, la ventilation, les éléments de faîtage et les points singuliers doivent être examinés ensemble.
La certification QB 35 fait notamment référence aux séries de NF DTU 40.1 et 40.2 ainsi qu'aux autres évaluations techniques applicables aux systèmes concernés.
Le bon réflexe est donc de ne pas appliquer une même méthode de faîtage à toutes les tuiles par habitude.
Notre article consacré aux DTU toiture et aux vérifications essentielles avant chantier explique comment intégrer ces références dès la préparation du devis.
Quand faut-il contrôler le closoir d'une toiture ?
Le closoir mérite une attention particulière :
- après un épisode de vent violent ;
- lorsqu'une faîtière a bougé ;
- en présence d'une infiltration proche du sommet du toit ;
- lorsqu'une humidité inhabituelle apparaît dans les combles ;
- avant une rénovation du faîtage ;
- pendant une visite d'entretien de toiture ;
- lorsqu'une partie de la bavette devient visible depuis le sol ;
- si des interventions anciennes semblent avoir été réalisées au mastic ou avec des réparations provisoires.
Le contrôle visuel doit toujours être réalisé dans le respect des règles de sécurité liées au travail en hauteur.
FAQ sur les closoirs ventilés de toiture
Qu'est-ce qu'un closoir ventilé ?
Un closoir ventilé est un accessoire de couverture utilisé notamment au faîtage et sur certains arêtiers. Il contribue à leur protection tout en participant à la ventilation haute sous les éléments de couverture.
À quoi sert un closoir au faîtage ?
Il aide à protéger l'espace situé sous les faîtières, accompagne la forme des tuiles et permet la ventilation prévue par le système de faîtage à sec.
Le closoir ventilé est-il obligatoire ?
Pas de manière universelle sur toutes les toitures. Sa nécessité et ses caractéristiques dépendent du système de couverture et du type de faîtage retenu.
Que signifie le classement GEV ?
Le classement GEV utilisé dans la certification QB distingue l'adaptabilité du closoir au galbe des éléments de couverture (G), son comportement à l'eau (E) et sa capacité de ventilation (V).
Comment connaître la ventilation d'un closoir ?
La capacité de ventilation peut être indiquée en cm²/m. Elle doit être comparée au besoin de ventilation prévu pour la couverture concernée.
Comment choisir la largeur d'un closoir ?
La largeur doit permettre aux bavettes d'épouser correctement le relief des tuiles une fois le closoir centré. Pour les tuiles fortement galbées, il faut tenir compte de la longueur nécessaire pour descendre dans les creux, pas uniquement de la largeur mesurée à plat.
Peut-on poser un closoir ventilé sur toutes les tuiles ?
Non. Il faut vérifier sa compatibilité avec le type et le galbe des éléments de couverture ainsi que les prescriptions du fabricant.
Pourquoi un closoir se décolle-t-il ?
Plusieurs causes sont possibles : support sale ou humide, bavette insuffisamment marouflée, incompatibilité avec le galbe, conditions de pose inadaptées, vieillissement ou sollicitations liées au vent.
Un closoir ventilé empêche-t-il toute infiltration ?
Non. Il contribue à la protection du faîtage ou de l'arêtier, mais l'étanchéité de la toiture dépend du système complet : couverture, pente, fixations, éléments de faîtage, raccords et qualité de mise en œuvre.
Le closoir suffit-il à ventiler toute la toiture ?
Non. Il participe à la ventilation haute. Il faut également que le cheminement de l'air prévu sous la couverture fonctionne, notamment avec des entrées d'air suffisantes et une lame d'air correctement organisée.
Peut-on remplacer un faîtage scellé par un faîtage à sec ?
C'est possible dans certaines rénovations, mais le couvreur doit vérifier la compatibilité des tuiles, du support, des faîtières, de la ventilation et du système retenu avant de proposer cette transformation.
Quand remplacer un closoir ?
Un remplacement peut être nécessaire lorsque le closoir est largement déchiré, décollé, déformé, obstrué ou devenu incompatible avec la rénovation prévue du faîtage.
Un bon closoir ne compense jamais un mauvais faîtage
Le closoir ventilé est un petit élément par rapport à l'ensemble d'une toiture, mais il se trouve à une zone particulièrement exposée. Son choix doit donc être aussi méthodique que celui d'une tuile, d'un écran ou d'un système de fixation.
Le couvreur doit vérifier le galbe, la largeur utile, la capacité de ventilation, le comportement à l'eau et la compatibilité avec le système de couverture avant de commander.
Sur le chantier, la qualité dépend ensuite beaucoup de détails : support propre, centrage, recouvrements, fixation du corps, marouflage des bavettes et fixation mécanique des faîtières.
Enfin, le closoir doit toujours être replacé dans le fonctionnement global de la toiture. Ventilation basse, contre-lattage, couverture, écran sous-toiture et sortie haute doivent former un ensemble cohérent.
Préparez plus facilement vos devis et dossiers de couverture avec CouvrAppy
Centralisez les informations du client, les travaux prévus et le suivi du chantier pour conserver un dossier clair de la première demande jusqu'à la facturation.
Source technique sur les closoirs ventilés
La certification QB 35 du CSTB concerne les closoirs ventilés de faîtage et d'arêtier destinés aux couvertures inclinées. Elle évalue notamment l'adaptabilité au galbe, le comportement à l'eau et la capacité de ventilation du produit.
Consulter la certification QB 35 des closoirs ventilés sur le site du CSTB.
